Edition du Dimanche 15 Juin 2003

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Gonnehem
Suite et fin aujourd'hui du quatrième tournoi international de foot vétérans

L'USGB fait une sacrée trentenaire
« C'est ce genre de tournoi qui devrait unir les peuples. En tout cas, c'est ce qu'on veut faire. » Philippe Penel, manager général de l'US Gonnehem-Busnettes, a passé une bonne partie de sa journée d'hier à parler dans un micro. Mais le speaker du quatrième tournoi international vétérans a su trouver les mots pour décrire cet esprit qui anime les dirigeants de l'USGB, par ailleurs très seyants dans leurs tee-shirts jaunes siglés d'un gros « 30 » bleu dans le dos. En effet, comme le dit la chanson (ou presque...), « on n'a pas tous les jours trente ans ». Alors, le club de foot a tenu à marquer dignement l'événement.

Vendredi soir, tout est parti sur de bonnes bases avec le match de gala entre les anciens pros lensois et les ex-joueurs du Stade béthunois. Une rencontre à peine ternie par les forfaits des principales têtes d'affiche (Wallemme, Debève, Roger Boli, entre autres). « C'était un match d'un superbe niveau, d'une grande qualité, se félicitait Philippe Penel. Le tout arbitré par Robert Wurtz qui est vraiment un monsieur. » Raccompagné à 5 h hier matin par Eric Chappe, le président gonnehemois, l'Alsacien a donc raté la fête lancée dans l'après-midi par les huit équipes engagées dans le tournoi vétérans.
Certes, à cet âge, certains ont tendance à un peu plus forcer sur l'huile camphrée ou le baume miracle, mais cela n'enlève pas son coup de patte à Jimmy Case. Le numéro 8 et capitaine de Southampton a beau avoir presque 50 ans, il a rappelé par quelques ouvertes, quelques contrôles, qu'il n'avait gagné par hasard quatre championnats d'Angleterre, trois coupes d'Europe des clubs champions (avant qu'elle ne devienne Ligue des champions), une coupe de l'UEFA et une super-coupe d'Europe avec les Reds de Liverpool entre 1976 et 1981.


L'attraction Menez

Mais ce palmarès n'a pas empêché les tenants du titre anglais de s'incliner 2-1 hier face aux Polymusclés, cette coalition hétéroclite d'anciens footballeurs (comme les frères Sandjak, du PSG et de Noisy-le-Sec, ou Sandrine Roux, qui garda les buts de l'équipe de France), d'artistes-peintres, de comédiens, d'ex-champion d'Europe de boxe. Le tout chapeauté par un Bernard Menez fidèle à sa légende. Ce n'est pas un hasard s'il fut le joueur le plus sollicité par les chasseurs d'autographes, en dépit d'un temps de jeu qu'il réserve pour aujourd'hui. « On essaye de gagner mais il ne faut pas gagner à tout prix, ce n'est pas l'esprit », soulignait ainsi le comédien-chanteur, interprète pour l'éternité de cette « Jolie poupée », dont le refrain était repris en choeur autour de la main courante.

« Pros ou amateurs, on est tous footballeurs au départ. Moi, je jouais dans l'équipe de mon lycée. Les Polymusclés fêtent leurs quarante ans cette année et, en ce moment, l'esprit est bon, rappelle Bernard Menez, après s'être souvenu d'un passage au théâtre de Béthune. Dès qu'on a un peu d'argent de côté, on essaye d'aider des associations de handicapés. On essaye d'être utile. »

Vincent LE GALLOIS


Au programme aujourd'hui, quatre matches de poule le matin ; matches pour la 7e place à 15 h, pour la 5e place à 15 h 45 et pour la 3e place à 16 h 30. Finale à 17 h 30 au stade de Gonnehem. Entrée gratuite.